04-03-2021 20:07 - Sénégal: l'opposant Ousmane Sonko toujours en garde à vue, tensions à Dakar et en Casamance

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RFI Afrique - L’opposant Ousmane Sonko a passé la nuit en garde à vue après son arrestation, mercredi 3 mars, pour « troubles à l’ordre public » alors qu’il se rendait à la convocation du juge d’instruction pour une accusation de viol.

Après les heurts de mercredi, dans la capitale mais aussi à Saint-Louis, Ziguinchor ou Bignona, à Dakar le calme était revenu. Mais ce jeudi, des heurts ont été encore signalés à l'université de Dakar et un mort a été recensé à Bignona, en Casamance.

Le calme n'a pas duré longtemps. Le préfet de Bignona, dans la région sud (Casamance), a confirmé la mort d’un manifestant, jeudi 4 mars, lors de troubles liés à l’arrestation mercredi de l’opposant Ousmane Sonko. Une enquête est ouverte.

À Dakar, des heurts sont signalés à l'université de Dakar où la situation reste très tendue. Un peu plus tôt dans la journée de jeudi, des agents balayaient les débris à la station Total du quartier HLM.

Dans celui de Castor, c’est un supermarché Auchan qui a été pris pour cible ; il ne reste rien dans les rayons. Sur les grands axes, des pierres, des traces de pneus brûlés, quelques Abribus ou feux de signalisation vandalisés, mais la vie a repris son cours.

Les Dakarois vaquent à leurs occupations et ne parlent que des derniers événements. Il n’y a pas de problème de circulation. Le dispositif sécuritaire a été allégé, le ministère de l’Intérieur, joint dans la matinée, indiquait être en train de finaliser un bilan des événements de mercredi dans la soirée.

Pour sa part, le ministre de l’Intérieur a déjà affirmé que « force resterait à la loi ».

Appel à une marche

La garde à vue d’Ousmane Sonko pour « troubles à l’ordre public » et « participation à une manifestation non autorisée » va durer quarante-huit heures, elle lui a été notifiée mercredi après-midi, donc cela court jusqu’à vendredi et ce sera au procureur de décider de la suite. Devant les gendarmes de la section de recherches mercredi, l’opposant a gardé le silence, selon sa défense, dans cette procédure parallèle à celle concernant la plainte pour viol avec menace.

Plusieurs partis de l’opposition et de mouvements de la société civile ont appelé à une marche, vendredi 5 mars, dans toutes les régions du pays malgré l’interdiction de rassemblements liée à la pandémie.

Ce nouveau « front debout pour la démocratie et l’État de droit » estime que le régime « cherche à tuer toute idée d’opposition au Sénégal » et dénonce « un complot politique grossier ». De leur côté, des responsables de la majorité répètent que c’est à la justice de trancher une « affaire privée ».

Avec notre correspondante à Dakar, Charlotte Idrac




04-03-2021 21:00 - Le ministre de la santé : « les vaccins anti covid sont attendus dans quelques jours et nous avons la capacité d’en stocker 30% »

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Sahara Médias - Le ministre de la santé Nazirou O. Hamed a déclaré que la Mauritanie recevra dans les tous prochains jours le vaccin anti covid, ajoutant que son département se penche actuellement sur la préparation d’une campagne nationale destinée à préparer les conditions pour la vaccination.

Le gouvernement mauritanien avait annoncé en décembre dernier qu’il allait obtenir 850.000 doses de vaccins, ce qui couvre 20% des besoins du pays réaffirmant qu’il allait entamer la première étape de l’achat des vaccins pour couvrir le déficit attendu.

Ce jeudi, le ministre de la santé s’était exprimé lors d’une rencontre organisée par la haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (HAPA) et a réaffirmé que le pays a mis en place les mécanismes nécessaires pour accueillir les vaccins et les stocker.

Selon le ministre les vaccins attendus diffèrent peu de ceux traditionnellement utilisés dans le pays et qui se conservent entre moins 2 et moins 3 degrés.

En réponse à une question de Sahara Medias le ministre a dit que la Mauritanie n’avait pas demandé à l’initiative COVAX les vaccins qui ne se conservent qu’à une température de moins de 30°.

Face aux journalistes le ministre a réaffirmé que le personnel médical est disponible et dispose de l’expérience requise avant de révéler la mise en place d’une stratégie pour la sensibilisation dès que la date de la vaccination aura été fixée.

A propos du retard constaté à propos de l’obtention du vaccin, le ministre a rappelé le processus pour son acquisition, soit directement dans le cadre de l’initiative COVAX ou en l’achetant.

Dans le cadre de l’initiative COVAX, a dit le ministre, il y a des priorités relatives à la pandémie, notamment le nombre de décès, et Dieu Merci, nous ne constituons pas une priorité dans ce domaine et le second facteur est la densité de la population.

Pour rappel l’initiative internationale que dirige l’organisation mondiale de la santé (OMS) avait annoncé l’octroi à la Mauritanie de 20% de ses besoins en vaccins, soit 900.000 doses.





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Afrique: la fuite des cerveaux dans le secteur de la santé

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La pandémie de Covid-19 n’empêche pas l’hémorragie de se poursuivre chez les professionnels de la santé en Afrique. La fuite des cerveaux pénalise surtout l’Egypte, le Nigeria, le Ghana et l’Afrique du Sud.

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Combien de médecins égyptiens ont-ils quitté leur pays en 2020, en pleine pandémie ? Plus de 15 000, selon la presse égyptienne, dont 8 600 entre les seuls mois de mars et mai 2020 selon Arab World News, après l’appel des États-Unis lancé aux médecins du monde entier à postuler pour des visas. Le Syndicat des médecins égyptiens (EMS) indique que 110 000 professionnels travaillent à l'étranger, soit plus de la moitié des effectifs nationaux. Le ministère de la Santé, lui, donne des chiffres encore plus inquiétants : sur les 213 000 médecins enregistrés, seulement 82 000 travailleraient dans le pays – pour la plupart dans la mégalopole du Caire, au détriment des régions.

Sachant qu’un généraliste peut gagner en un an en Arabie saoudite ce qu’il gagnerait en trente ans en Égypte, les calculs sont vite faits pour les candidats au départ. Conséquence, le ratio de médecins pour 1 000 habitants va en baissant. Une anomalie, puisque l’Égypte forme 7 000 médecins par an, mais perd son investissement.

L’atmosphère s’est tendue durant la pandémie, traitée comme une question de sécurité nationale. Alors que 348 médecins sont morts du Covid-19 entre février 2020 et fin janvier 2021, au moins huit médecins déplorant sur les réseaux sociaux l’état du système de santé ont été arrêtés et jetés en prison. Ceux qui se sont plaints de l’absence d’équipements de protection ont été transférés dans des hôpitaux reculés. À l’hôpital de Louxor, en février, aucun gel n’était encore disponible pour se désinfecter les mains.

L’Agence nationale de sécurité (NSA) a fait des descentes dans les hôpitaux pour traquer les médecins absents, qualifiés de « traîtres » et de « déserteurs » par leur hiérarchie et sommés de travailler, même malades. Autant d’éléments qui pourraient alimenter une nouvelle vague de départs après la pandémie.

Au Nigeria, neuf médecins sur dix rêvent de partir

Même scénario au Nigeria, où plus de la moitié des 72 000 docteurs enregistrés exercent en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Afrique du Sud et aux Émirats arabes unis (EAU).

Une catastrophe pour la nation la plus peuplée d’Afrique, qui ne compte que 35 000 médecins pour plus de 190 millions d’habitants, soit un médecin pour 5 000 habitants selon le ministre de la Santé. Il en faudrait dix fois plus pour être aux normes de l’OMS (un médecin pour 600 habitants), et endiguer ce que les Nigérians appellent le « tourisme médical », pour désigner les voyages qu’il faut faire à l’étranger pour se soigner.  

Depuis l’apparition du Covid-19, la question des assurances en cas de maladie ou de décès d’un médecin s’est posée. Son montant est passé de 14 à 65 maigres dollars à Lagos, en guise « d’incitation » à aller travailler, alors qu’au Ghana, il s’élève à 4 322 dollars selon le Journal of Global Health.

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Selon Africa Check, le Royaume-Uni comptait 5 250 médecins formés au Nigeria en 2018, une hausse de 10% par rapport à 2017. Un sondage organisé en mai 2017 par l’institut NOI au Nigeria a par ailleurs révélé que 88% des docteurs pensent à partir, en raison des bas salaires et des mauvaises conditions de travail (416 dollars par mois dans le secteur public, contre 18 000 dollars mensuels pour un chirurgien dans le New Jersey).

Des investissements en formation faits en vain

Au Ghana aussi, il y aurait plus de soignants à l’étranger qu’au pays. Les chercheurs Frank Nyonator et Ken Sagoe estiment que le pays a perdu 50% de ses effectifs d’infirmiers entre 1995 et 2005. Les incitations mises en place, avec des logements gratuits et des primes, n’ont pas suffi à renverser la tendance. Le pays ne comptait que 3 365 médecins en 2016, soit 1 pour 8500 habitants.

L’Afrique du Sud, elle, représente un cas particulier, en tant que terre de départ comme d’arrivée, depuis la fin de l’apartheid. Un nombre non connu de professionnels sud-africains – majoritairement blancs – ont quitté le pays après 1994. Le manque de données fiables pose problème, sur une question très sensible sur le plan politique. Il y aurait 8 000 médecins sud-africains dans les pays de l’OCDE, pour 11 600 généralistes et 4 500 spécialistes établis en Afrique du Sud en 2017. Entre 2005 et 2010, l’Australie a recensé l’arrivée de 500 médecins sud-africains sous visa permanent, et 1770 sous visa temporaire – ce qui laisse penser au chercheur Jonathan Crush dans son étude intitulée Repenser le narratif de la fuite des cerveaux (2019),que les médecins sud-africains vont et viennent entre plusieurs pays, dont le leur.

Un rapport de la Fondation Mo Ibrahim paru en 2018 affirme que 13 584 médecins formés en Afrique travaillaient aux États-Unis en 2015, une hausse de 27 % par rapport à 2005. L’écrasante majorité (86 %) de ces professionnels viennent de quatre pays: Égypte, Ghana, Nigeria et Afrique du Sud. Selon le même rapport, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie et le Canada, auraient ainsi économisé 4,6 milliards de dollars en formation depuis 2010, sur le dos des universités de médecine africaines. 

 

27-02-2021 09:00 - Portrait : Cheikhna Ould Nenni, d’homme de médias à diplomate chevronné

Écrit par Super User le . Publié dans Politique

Afrimag - Le vaste mouvement diplomatique opéré mercredi 24 février par les autorités mauritaniennes envoie Cheikhna Ould Nenni à Paris où il aura en charge la représentation de son pays à l’UNESCO et à la Francophonie.

Une consécration après un long parcours qui aura conduit cet ancien patron de presse, de Consul général à Dakar à Paris en passant par le poste de Directeur général de l’Agence mauritanienne d’information (AMI), ambassadeur au Niger et un retour gagnant, en 2019, dans la capitale sénégalaise (ambassadeur).

Homme de relations, Cheikhna (pour les intimes), diplômé en droit de l’Université du Havre, a su investir dans la diplomatie une fructueuse expérience acquise, sur deux décennies, dans les médias dont il est l’un des pionniers en Mauritanie.

Fondateur de la Mauritanienne de presse, d’édition, de communication et d’information (MAPECI) qui lancera, au milieu des années 90, les journaux Akhbar Nouakchott et Nouakchott Info et une société de distribution (MPC), Il fut, en 1996, le premier président de la première Association Nationale de la Presse Indépendante (ANPI), avec le soutien des plus grands médias de la place (Le Calame, l’Authentique, L’Eveil Hebdo, La Tribune).

Son combat, pour avoir une entreprise de presse digne de ce nom, est connu de tous. Siège, comptabilité, contrats de travail, moyens et investissements conséquents dans le matériel et les ressources humaines étaient, à la fin des années 90, ce qui donnait de l’avance, en termes d’organisation et de professionnalisme, aux journaux dirigés par Cheikhna qui avait également pensé, dans une optique de parachèvement de son Groupe de presse, à un site (ANI) et plus tard à une radio privée (radio Nouakchott).

Premier chef d’une véritable entreprise de presse en Mauritanie, Cheikhna Ould Nenni deviendra aussi le précurseur des quotidiens en Mauritanie. Fin 2002 début 2003, il transforme Nouakchott Info en quotidien, ouvrant la voie, trois années plus tard, aux autres. La période de transition (2005-2007) verra une explosion de quotidiens dont le nombre atteignit 13 titres.

C’est de cette « école » que sortiront de grands noms de la presse indépendante en Mauritanie tels Isselmou Ould Salihi, ancien directeur délégué du Groupe de presse créé aux forceps par Cheikhna et qui est actuellement coordinateur du centre de documentation et d’information du Commissariat aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et autres relations avec le parlement, Houssein Ould Meddou, actuel président de la Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (HAPA) et Mohamed Mahmoud Ould Abou Al Maali, nommé il y a un an directeur général de la télévision Al Mouritaniya (publique).

Les succès dans la presse de Cheikhna Ould Nenni ne s’arrêtent pas aux organes privés qu’il avait lancé dans un contexte très difficile, quand le métier naissant de journaliste indépendant en Mauritanie était un véritable sacerdoce.

Appelé en 2010 à l’Agence mauritanienne d’information (AMI) il a su imposer un style de travail que les journalistes de cette agence gouvernementale, réplique moderne des Écuries d’Augias, n’avaient jamais connu avant lui.

Avec le temps, Cheikhna qui avait ajouté d’autres cordes à son arc ; et l’une d’elles, la politique, mène à la diplomatie dans laquelle il allait exercer également ses talents d’homme de relations.

A Dakar où son appartenance à une lignée maraboutique bien connue, les Ehel Moulay Zeine, famille chérifienne symbole en Mauritanie de la résistance à la colonisation était un plus auprès de toutes les confréries religieuses jouissant d’un statut privilégié, il n’aura aucun mal à allier finesse diplomatique et relations socioculturelles bien établies pour aplanir les difficultés qui surgissent de temps à autre entre les deux pays. Un travail d’importance mené sans tambour ni trompette durant la présidence d’un Ould Abdel Aziz aux manières heurtées.

A l’UNESCO et à la Francophonie, Cheikhna Ould Nenni se trouve en terrain favorable pour revenir à ses premières amours : mettre ses compétences de journaliste au service de la diplomatie culturelle mauritanienne.

Par Mohamed Sneïba, Correspondant permanent - Nouakchott





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Nigeria: les 42 personnes enlevées il y a 10 jours dans un pensionnat libérées (gouverneur)

Écrit par Super User le . Publié dans Politique

u Nigeria, les 42 personnes dont 27 enfants, enlevées il y a dix jours dans une école, ont été libérées. «Les élèves, les professeurs et leurs proches du Collège des sciences de Kagara ont retrouvé la liberté et sont reçus par le gouvernement local», a annoncé sur twitter, ce samedi 27 février Abubakar Sani Bello, le gouverneur de l'Etat du Niger (centre-ouest du Nigeria).

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